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L'appel au calme et à la mesure lancé par le chef de l'État, Giorgio Napolitano, au lendemain de l'agression subie dimanche soir par Silvio Berlusconi a fait long feu. Mardi, au Parlement, les différents partis se sont affrontés dans un débat chargé de tension. Antonio Di Pietro, l'adversaire le plus radical de Berlusconi, a accusé le président du Conseil de «semer la haine contre les institutions». Un député de son parti, Francesco Barbato, a comparé la majorité au «peuple de la Mafia». Pendant leur allocution, les parlementaires de la majorité sont sortis de salle. La veille, Di Pietro avait déjà fait scandale en accusant le président du Conseil «d'inciter à la violence par son comportement désinvolte». Seule Rosy Bindi, présidente du Parti démocrate, l'avait explicitement soutenu en invitant Berlusconi à «ne pas jouer les victimes». Les leaders de son propre parti l'ont cependant désavouée. |